×
LOGINJOIN



   News    TV    Movies    Books    Music    Games    Stars    Store    Forums
NEWS    TV    MOVIES    BOOKS    MUSIC    GAMES    STARS    STORE    FORUMS
   
LOGINJOIN

 The X-Files       Episodes       News       Cast & Crew       Forums       Fanfics       Games      Music      Photos
   
 65
  85
Il me les faut toutes (French)
 (0)


 Written by
danascully09

 Rating
Rated G

 Published on
2018-08-15

 Summary
L'histoire se passe après l'épisode



 Reviews
 Add my review

No reviews yet.


Il me les faut toutes (French)
By danascully09



écrit en 2002


PARTIE I
ENDROIT INCONNU
Eryn: "Mais pourquoi diable nous faites vous subir tout ça? Ca vous excite, c'est ça? Est-ce qu'on va toutes mourir ici? Mais dites quelque chose bon sang! On va devenir folles!"
Ruben: "Je n'ai rien à dire de plus! Et puis fermez-là à la fin! sinon, y'aura rien à bouffer dans vos gamelles ce soir!"
Ruben se dirigea vers la porte du souterrain pour disparaitre derrière elle dans un vacarme terrifiant.
7 femmes se trouvaient là, dans cette pièce lugubre, une cave poussièreuse jonchée de bouteilles de bière vides et de détritus de toute sorte. Les murs étaient peints sommairement, fissurés ça et là, gorgés d'humidité, ce qui conférait à l'endroit une odeur de moisi. Le plafond parcouru de toiles d'araignées entremêlées était troué par endroits.
C'est dans ce lieu hostile et glauque que Ruben Morgan détenait ses victimes. Des femmes... Des femmes qui pour lui n'étaient que plus attirantes sous la menace et le danger... Des femmes plus belles les unes que les autres... Des femmes qu'il convoitait avec frénésie, pour lesquelles il était prêt à tout...


FBI, 1:06 PM
Mulder et Doggett sont dans le bureau du service des XF. Skinner vient de leur remettre un dossier sur des enlèvements mystérieux. A la suite de l'enquête ordonnée par Doggett concernatnt les XFiles, le directeur Kersh avait été démis de ses fonctions et quelques semaines plus tard, Mulder avait été rappelé par Skinner qui ne pouvait concevoir de mener la survie à long terme de ce service sans les précieux talents d'enqueteurs de Mulder. Ce fut difficile de parvenir à le faire réadmettre au bureau, plusieurs commissions s'étaient réunies, il y avait eu un pourvoie en appel... Mais avec les témoignages de ses collègues, Mulder put retrouver sa place. Il ne put qu'accepter avec plaisir, mais l'acclimatation avec les agents Doggett et Reyes fut parfois tumultueuse et délicate.
Mulder: "c'est bizarre..."
Doggett: "quoi donc?"
M: "pour une rare fois dans ma carrière, il m'est impossible d'associer le terme d'enlèvement avec celui d'extra-terrestres."
D: " c'est la preuve que vous êtes revenu sur terre!" s'exclame D le sourire aux lèvres.
M: "vous ne croyez pas si bien dire... Depuis la naissance de mon fils, ma tête a moins tendance à vagabonder... Mais j'ai encore de beaux restes, je vous rassure, et les phénomènes étranges et inexplicables me passionnent toujours!"
D: "j'en suis convaincu! Bon, revenons en au dossier... 7 femmes ont disparut les unes après les autres. Elles n'ont aucun lien de parenté, elles ne se connaissent pas. Elles sont d'âge et de professions diverses... Bref, le ravisseur a l'air de les choisir au hasard."
M: "je suis de votre avis, mais il ne faut jamais sous-estimer la capacité des personnes à voir des points communs là où d'autres sont aveugles... Voyons voir... Ces femmes ont toutes été kidnappées dans l'état du New Jersey. Et ce malgré qu'elles n'y étaient pas toutes domiciliées."
D: "c'est exact, d'ailleurs la dernière a été kidnappée il y a 3 jours à Atlantic City, NJ... euh... Dolores O'brian.".
M: "j'ai connu une femme loup à Atlantic City il y a quelques années, charmant souvenir..."
Scully: "elle a failli te tuer, tu parles d'un charmant souvenir!"
Scully et Reyes venaient de faire irruption dans le bureau. Toutes deux apprétées comme à leur habitude, malgré que l'une d'entre elles ait passé une meilleure nuit. Les cernes soulignant les yeux bleus de Scully témoignaient de la probable agitation nocturne du petit William.
Reyes: "bonjour agent Mulder, John".
Mulder et Doggett répondirent en choeur à Monica, et saluèrent Scully.
M: "Scully, tu as fait le nécessaire pour faire garder William?"
S: "ma mère ne part chez Bill que la semaine prochaine, alors elle va s'en occuper encore jusque là. Mais je cherche toujours quelqu'un pour les 15 jours suivants... On verra."
M: "tu sais, la proposition de Frohike tient toujours et je suis sur qu'il..."
S: "J'ai dit on verra Mulder... Bon, quel est le programme?"
D: "nous avons rendez-vous dans 2 heures au bureau régional du New Jersey, il s'agit d'une affaire d'enlèvements".
Scully et Reyes se regardèrent, perplexes, pendant quelques secondes. Doggett comprit qu'il fallait mettre un terme à l'expression de lassitude qui se lisait sur leurs visages.
D: "il ne s'agit apparemment pas d'extra-terrestres, je vous rassure. Mais vous aurez le temps de prendre connaissance du dossier pendant le trajet. Il est très incomplet mais il contient les informations principales."
R: "bien, allons-y!"
Skinner avait réservé 4 places d'avion. Doggett et Mulder étaient assis l'un à côté de l'autre et les sièges de Scully et Reyes se trouvaient juste devant les leurs. Elles allaient profiter du trajet pour lire le dossier.
Le vol ne durait qu'une heure, mais le vieil avion de ligne ne supportait plus vraiment les pressions atmosphériques et John avait mal au coeur. Il avait à présent le visage verdâtre et ne comptait plus ses allers-retours aux toilettes. Mulder lui avait prêté son walkman pour se relaxer mais cela n'y changeait rien. John ne fut soulagé qu'à l'annonce du pilote qui précéda l'aterrissage.
Scully remplit en vitesse le formulaire de location de la voiture qui allait leur servir pendant l'enquête. Ils partirent déposer leurs affaires au motel puis se rendirent directement au bureau régional du New Jersey où l'agent Nash les attendait.


BUREAU REGIONAL DU N.J. 4:38 PM
L'agent Nash les attendait sur le pied de guerre, à l'entrée de son bureau. C'était un homme dont l'âge avoisinnait la trentaine, brun avec des yeux très sombres, très distingué aux allures de jeune premier. Il ne portait pas d'alliance, c'est la première chose que remarqua d'ailleurs Monica.
Agent Nash: "bonjour, je suis Franck Nash, j'ai contacté votre directeur pour qu'il vous mette au courant de l'affaire."
D: "oui, merci d'avoir fait appel à nos services. Voici les agents Mulder, Scully et Reyes."
Après la séance de serrage de mains protocolaires, Mulder prit la parole.
M: "Notre service est spécialisé dans les phénomènes étranges et inexpliqués, mais il semble que le dossier que vous nous avait fait parvenir est très incomplet, et que la seule chose bizarre soit le fait que l'on n'ait aucune idée de l'endroit où se cache le ravisseur et qu..."
Agt N: "... Là je vous coupe tout de suite agent Mulder, nous ne savons que très peu de choses il est vrai, mais en revanche, l'élément étrange, c'est que personne n'a réellement enlevé ses femmes..."
S: "Comment ça? Je ne vous suis pas."
Agt N: "Et bien en fait, il semble que ces femmes se soient rendues de leur plein gré chez le ravisseur... Et nous ignorons comment et pourquoi..."
R: "pourrait-il s'agir d'une secte?"
S: "Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer une telle chose agt Nash?"
Agt N: "Nous avons trouvé un message identique chez chacune des femmes enlevées."
R: "un message?"
D: "de quoi s'agit t'il?"
Agt N: "J'en ai ici un exemplaire, voyez-vous-même"
L'agent Nash mit en route le rétroprojecteur de la salle de réunion qui attenait à son bureau et les agent découvrirent le mot en question.
"AUJOURD'HUI IL EST TEMPS
MA VIE NE VAUT PLUS LA PEINE
LUI ME RENDRA HEUREUSE
POUR TOUJOURS"
Agt N: "chaque message a été envoyé au bureau par l'entourage des victimes, ils ont été rédigés de la main de ces femmes, nous avons vérifiés. Et elles ont disparu par la suite, sans explication."
D: "je crains de ne plus rien comprendre..."
Agt N: "ce qui est étrange, c'est qu'une personne nous a fait parvenir des photos des disparues à son tour, au verso desquelles on peut lire: 'Une de plus, mais il me les faut toutes', l'écriture étant la même pour chaque photo. Leurs proches sont très surpris et sous le choc. Aucun signe ou changement de comportement n'a pu être décelé chez aucune de ces femmes. Elles ont écrit ce mot, ont quitté leur domicile ou leur lieu de vacance dans la journée, sans même emporter d'affaires..."
D: "bon, en clair et pour résumer, 7 femmes quittent leur domicile sans vêtements de rechange, elles se rendent apparemment chez quelqu'un d'où elles n'émettent pas signe de vie et cette personne qui semble les retenir, puisqu'elles ne reviennent pas, envoie des messages au FBI, messages qui semblent suggérer qu'il va y avoir une suite."
Agt N: "c'est tout à fait ça... Vous trouvez toujours que cette affaire est banale?"
M: "vu sous cet angle et avec ces éléments supplémentaires, je pense en effet que nous ne sommes pas venus pour rien."
R: "je suis bien d'accord. Mais par où commencer? Nous ne savons pas où se trouve cet homme, ni d'ailleurs qui il est... Nous ne pouvons même pas prévenir les enlèvements, puisqu'ils semblent être dénués de tout point commun..."
S: "c'est exact, et je pense que nous ne devrions pas passer la moindre minute de plus à se poser ce genre de question... Nous devons commencer les recherches dès maintenant."
M: "bon, nous avons à interroger un bon nombre de familles, alors séparons nous..."

 
Mulder et Scully avaient gardé la voiture de location alors que Doggett et Reyes étaient partis en compagnie de l'agent Nash dans son véhicule de fonction. La route qu'avaient emprunté Mulder et Scully était sinueuse, le hameau isolé en haut d'une petite colline. Des moutons broutaient de part et d'autre du chemin les paturâges verdoyants, et le calme qui régnait faisait songer aux vacances. Mais les 2 agents n'avaient guère le loisir de s'en préoccuper, à leur grand regret. Scully sortit de ses pensées au bout d'un long moment.
S: "je suis surprise que tu n'aies pas encore réagit à la situation. Tu as une idée sur cette affaire? sur ce qui a poussé ces femmes à se rendre chez cet homme?"
M: "ça me rend heureux que tu me demandes mon avis, comme toujours. Et comme toujours, bien sur j'ai une hypothèse d'explication."
S: "et comme toujours j'aimerai la connaître..."
Le ton amusé de Scully égayait un peu l'atmosphère. L'humour était bien souvent l'échappatoire des 2 agents lors de leurs investigations.
M: "alors là tu me flattes... Bon d'accord, mais laisse-moi terminer mon explication avant d'émettre la moindre objection..."
S: "je t'en prie, je técoute..."
Mulder prit le ton sérieux et passionné qui le caractérise pour entamer son monologue.
M: "je pense que ces femmes n'ont pas été choisies au hasard, contrairement à la pensée commune. Elles représentent une image idéale pour le ravisseur, des femmes qu'il vénère, par tous les moyens, et qu'il veut pour lui afin de les immortaliser... Je ne pense pas qu'il ait l'intention de les tuer, mais juste de les garder pour lui et avec lui..."
Scully était comme à son habitude absorbée par ses propos, même si elle savait qu'il était bien le seul capable d'émettre ce genre de théories aux vues des infimes preuves dont ils disposaient à ce jour. Elle le laissa continuer.
M: "... et par un pouvoir psychique, voire télépathique, il a séduit ces femmes et les a contrôlé pour les amener vers lui."
S: "je m'attendais bien à ce genre de chute! sans même attendre que les proches de ces femmes ne nous fournissent des éléments probants, Fox Mulder attribue déjà toute cette histoire à un phénomène paranormal!"
Mulder sourit, et ne relèva pas. Il savait que de toute façon c'était la seule théorie sur laquelle ils allaient se baser, puisqu'il était intimement persuadé que l'entourage des jeunes femmes ne les aiderait pas. Pour lui, tout était très clair: le mot laissé par chacune des femmes, les photos en retour qui semble provenir d'un ravisseur: 'il me les faut toutes', le caractère troublant et inattendu des disparitions... Son flair dans ce genre d'enquêtes le trompait rarement. Il savait également que Scully n'était plus la seule à convaincre dorénavant...

 
Pendant ce temps, dans la voiture de l'agent Nash, ce dernier et l'agent Reyes étaient en pleine discussion.
R: "depuis combien de temps êtes-vous au service du FBI agent Nash?"
Agt N: "bientôt 8 ans"
R: "et avant cela?"
Agt N: "j'ai étudié la criminologie à l'université de la Nouvelle-Orleans, puis j'ai regagné Atlantic City pour retrouver mes racines."
R: "quelle coïncidence! Je suis moi-même originaire de la Nouvelle-Orléans! j'y ait travaillé pendant quelques années en tant que spécialiste des meurtres rituels et..."
D: "en ce qui me concerne, j'ai passé mes dernières vacances à Malibu... Quelles plages fabuleuses! et ces vagues... un vrai régal!"
Doggett venait de rompre le charme. Cela faisait en effet plus d'une demi-heure que Reyes et Nash semblaient avoir oublié le but de leur présence ici, et la présence même de John.
R: "John, vous ne dormiez donc pas? je vous croyais également malade en voiture..."
D: "pour mon salut, heureusement, non. J'aimerai simplement que nous nous consacrions à l'enquête. Vous n'avez rien dit dans le bureau et..."
R: "dites plutôt que vous n'avez rien entendu! Il me semble avoir prononcé le mot 'secte'..."
Agt N: " moi j'avais bien entendu! mais après tout ce que je vous ait énoncé par la suite, je pensais que vous vous étiez rétracté..."
R: "c'est exact, les faits ne semblent pas être en accord avec cette première idée. Et les photos envoyées par le ravisseur ne vont pas dans ce sens non plus... Les sectes ne font pas de publicité de leur enlèvement! Leurs gourous se contentent de faire de la propagande pour vanter les mérites de leur idéologie."
Agt N: "vous avez l'air de vraiment vous y connaître."
L'agent Nash avait pris cette voix suave qui eut le don d'énerver Doggett.
R: "avant d'abandonner ma première idée, je me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles ces 7 femmes semblent s'être dirigées vers cet homme mystérieux..."
D: "et?"
R: "... et j'ai la conviction qu'une force occulte, une sorte de transmission de pensée aurait pu guider ces femmes vers le ravisseur"
Doggett et Nash affichaient des expressions d'étonnement, mais seul Doggett pouvait se vanter de connaître Monica au point que sa surprise disparut dans l'instant.
Agt N: "est-ce là des propos sérieux? comment pouvez-vous tirer de pareilles conclusions?"
R: "cela vous parait-il tellement improbable Franck? Avez vous de votre côté une théorie pour clarifier cette affaire?"
Agt N: "non, pas encore, j'en suis désolé. J'attends d'approfondir l'enquête grâce aux interrogatoires des familles."
D: "dans ce cas, vous allez peut-être pouvoir compléter le dossier dès maintenant, j'aperçois la villa des Marsden."


RESIDENCE DE MICHAEL ET INES MARSDEN 5:45 PM
Une villa, c'était un bien simple mot pour qualifier cette demeure aux allures de manoir. La propriété était gigantesque avec une pelouse immense, une fontaine qui surplombait un bassin en marbre blanc où semblaient danser des nénuphars roses et blanc. Un petit coin de paradis où le calme régnait malgré le chant lointain des oiseaux.
La voiture s'arrêta dans l'allée de lauriers en fleurs, et les agents en descendèrent rapidement. Reyes arriva la première à la porte d'entrée de Michael et Inès Marsden. Elle sonna. La porte en chêne s'ouvrit.
Michael Marsden: "oui?"
R: "bonjour Mr Marsden, je suis Monica Reyes. Voici John Doggett et Franck Nash, nous sommes du FBI."
MM: "je suppose que c'est à propos d'Inès..."
D: "en effet, pouvons-nous entrer?"
MM: "oui, je vous en prie"
Les 3 agents suivirent Michael Marsden jusqu'au salon, où une immense baie vitrée laissait percevoir le jardin et une magnifique piscine à déversement. Michael les invita à s'installer sur le canapé et leur offrit un café. La pièce était très agréable, lumineuse, parfumée par des batonnets d'encens encore fumants dans le cendrier de la table basse. L'endroit était décoré avec goût; des objets du monde entier dispersés ça et là.
MM: "pour tout vous dire, je pensais avoir fournit toutes les informations utiles aux policiers qui sont venus hier... Que désirez-vous savoir?"
R: "et bien tout d'abord depuis combien de temps êtes-vous marié à Inès?"
MM: "bientôt 5 ans. Et je peux vous assurer que notre vie de couple était très heureuse"
R: "son travail lui plaisait-il? sa vie en général?"
MM: "tout à fait, elle se plaisait à dire qu'elle avait tout ce qu'elle avait toujours souhaité. Elle était comblée"
R: "pas d'anciens petis amis dans les pattes?"
MM: "pas à ma connaissance, et je pense qu'elle m'en aurait parlé"
D: "occupait-elle une fonction à hautes responsabilités? aurait-elle pu se retrouver dans une position gênante?"
MM: "elle était vétérinaire, et n'était engagée sur aucun plan de la vie politique"
R: "vous employez le passé... vous ne croyez pas au retour de votre épouse?"
MM: "bien sur que si, ou du moins je l'espère... Mais il est vrai que le mot qu'elle a laissé m'a profondément perturbé."
D: "sachez Mr que nous comprenons votre inquiétude, mais nous sommes d'avis que ce fameux mot n'est qu'un leurre, que le ravisseur a fait en sorte que chacune des victimes le laisse en vue, comme une sorte de 'publicité' de son acte."
Reyes fut assez surprise que Doggett ait employé ce terme qu'elle avait mis sur le tapis quelques minutes plus tôt, mais n'en dit rien.
MM: "j'ai bien peur de ne pas vous suivre..."
R: "toutes ces femmes enlevées menaient de paisibles existences et n'avaient apparemment aucun contact avec le ravisseur. Elles ne le connaissaient pas. Nous pensons donc que seul cet homme a tout manigancé. Il a repéré les victimes, et a fait en sorte que l'on croit que leurs départs venaient d'elles."
MM: "oui, je comprends; mais comment allez-vous prouver une chose pareille? et comment allez-vous retrouver ce pourri? et ma femme?"
D: "nous ne pouvons encore vous rassurer sur ce plan, mais nous allons tout faire pour mettre à jour cette affaire. Le principal est de retrouver les victimes avant qu'il ne leur arrive quelque chose, si ce n'est déjà fait... Pour les preuves de ce qui leur est arrivé, on verra le moment venu..."
MM: "Je vous suis très reconnaissant. Et je souhaite de tout coeur que vous veniez à bout de tout ça."
L'agent Nash n'avait pas dit le moindre mot depuis leur entrée. Il restait perplexe. Peut-être avait il une idée, mais en tout cas, il ne laissait rien percevoir. Il était de nature réservée, et préférait laisser aux agents expérimentés le risque d'exposer leurs théories à sa place.
A la fin de l'entretien, les agents se mirent en route vers la résidence d'Eryn Laroche, où vivait encore sa jeune soeur.


LIEU INCONNU, DEBUT D'APRES MIDI
Dolores: "il nous veut belles, mais nous défigure par la suite... C'est à n'y rien comprendre!"
Les questions sur les motivations de l'homme affluaient depuis le début de leur détention. Et personne n'y répondait. Gilly sanglotait.
Gilly: "j'ai peur... je suis sure que je suis la prochaine... je ne veux pas qu'il me touche!"
Gilly était la plus jeune, elle était terrifiée. Toutes les autres femmes tentaient de la réconforter.
Dolores: "nous sommes toutes dans l'expectative. Ce salaud est imprévisible. Hier, il m'a attrapé, mais ne m'a rien fait... On ne sait jamais de quoi il est capable!"
Gilly: "mais comment allons-nous lui échapper? nous devons sortir d'ici! je ne supporterai pas cette situation ni cette angoisse permanente très longtemps..."
Soudain, Ruben fit irruption dans la cave. La lumière qui avait surgit avec lui aveuglait les jeunes femmes. La lumière jadis signe de vie les effrayait à présent. La lumière signifiait les tortures qui les attendait sans doute. Les femmes se regroupèrent dans un coin de la cave. Certaines tremblaient de peur, d'autres fermaient les yeux dans le but inconscient de ne pas influencer le choix de l'homme. Gilly priait à voix basse, recroquevillée sur elle-même.
Gilly: "je vous en prie, faites que ce ne soit pas moi, je vous en prie, mon dieu, pas moi, pas moi..."
Elle sentit une main puissante la soulever de terre et comprit que personne n'avait entendu son souhait. Une larme s'écoula le long de sa joue, et un cri de détresse s'échappa de sa bouche. Les autres femmes tentèrent de la retenir, mais le rasoir affuté que tenait Ruben devant la gorge de l'adolescente les dissuada de maintenir leur emprise plus longtemps. Elles n'eurent plus d'autre choix que de supporter les hurlements de la victime qui venait de disparaitre avec son bourreau derrière la porte maudite. Et l'attente de son éventuel retour débuta.


RESIDENCE DE GILLY DUCHOVSON 6 PM
Mulder stoppa la voiture près du verger. Scully en sortit la première et fit du mieux qu'elle put pour éviter les flaques boueuses qui parsemaient le chemin. Une petite maison de campagne se dressait devant eux. Parcourue de lierre et entourée d'imposants pommiers, ce havre de paix était la résidence secondaire des parents de Gilly Duchovson. Son amie Victoria et elle avaient décidé de gouter au plaisir reposant de la campagne du New-Jersey. Elles étudiaient la théologie à l'université du Connecticut, et s'étaient refusé des vacances depuis près de 2 ans. Ces vacances auront malheureusement été de courte durée puisque Gilly disparut le lendemain de leur arrivée. Les parents de Gilly étaient en voyage pour leur anniversaire de mariage, aussi, ils n'avaient pas encore été prévenus du drame.
Victoria était allongée sur la balancelle, pensive. Elle sursauta à l'arrivée des agents.
S: "Melle Holden?"
Victoria: "oui, c'est moi. Qui êtes vous?"
S: "Agents Mulder et Scully du FBI, pouvons nous vous poser quelques questions au sujet de votre amie Gilly?"
Victoria: "bien sur. Je pensais justement à elle. Avez vous trouvé quelque chose? un indice sur l'endroit où elle pourrait se trouver?"
Devant l'inquiétude de Victoria, Mulder fut gêné de ne pouvoir répondre affirmativement.
M: "nous interrogeons les proches des disparues pour le moment... euh... Savez-vous si Melle Duchovson voyait quelqu'un ces derniers temps?"
Victoria: "Gilly et moi n'avons aucuns secrets l'une pour l'autre. Elle a rompu il y a 3 semaines avec son petit ami qu'elle fréquentait depuis presque 4 ans, et il était hors de question qu'elle parle à quelque chose de masculin pendant au moins 10 ans..."
Un léger sourire apparut sur ses lèvres
"je peux vous assurer que Gilly ne voyait personne."
M: "que pensez-vous du mot qu'elle a laissé avant de quitter la maison?"
Victoria: "je n'y ai jamais prêté attention. Même si elle l'a écrit elle-même, pour moi, elle y a été forcée. Je n'y crois pas une seconde. Mais je ne peux l'expliquer."
S: "avait-elle des ennemis? en classe? des jaloux de sa réussite? quelqu'un qui aurait pu lui vouloir du mal?"
Mulder était tout à fait persuadé que cette question était inutile et que l'enlèvement n'était pas orchestré par un ennemi de la jeune fille, mais par un psychopathe aux pouvoirs paranormaux. Il permit tout de même à la jeune fille de répondre.
Victoria: "Gilly est très charmante, et avait beaucoup de succès auprès des mecs. Bien sur certaines filles devaient la prendre en grippe ou lui trouver des défauts... Mais je ne lui connais pas de réels ennemis."
M: " bien, je vous remercie Melle Sawyer. Nous vous mettrons bien entendu au courant du moindre évènement. Aussi, restez en contact avec le bureau régional. Merci encore. Au revoir."
S: "au revoir"
Victoria: "j'espère avoir de vos nouvelles bientôt... Au revoir!"


MOTEL 9:18 PM
L'après midi des agents s'était déroulée de la même façon. Et interrogatoires après interrogatoires, aucune preuve de quelque chose ne fut découverte. La déception et la fatigue se lisaient sur leurs visages lors de leur retour au motel. Seul Mulder ne s'était attendu à rien... Il était souriant et ne désespérait pas de trouver des éléments pertinents qui aideraient à résoudre, ou tout au moins à faire avancer l'enquête.
Après avoir pris leur douche et s'être reposés un moment, les cinq protagonistes se retrouvèrent autour d'une table, au snack country "the space bull".
R: "l'endroit est vraiment typique, j'aime beaucoup"
M: "oui, c'est très sympa en effet. Quelqu'un a t'il de la monnaie pour que j'essaie de gagner de quoi payer le diner aux machines à sous?"
S: " Mulder, tu n'as jamais eu aucune chance aux jeux, tu ne vas tout de même pas dilapider les dollars du FBI... On va encore avoir des ennuis avec le service économique du bureau..."
Agt N: "de toute façon, ce soir, c'est moi qui régale. Vous nous apportez une aide précieuse et j'insiste pour vous inviter"
D: "comment refuser? en tout cas, ce n'est pas aujourd'hui que nous avons fait des prouesses! Nous n'avons rien appris que nous ne savions déjà..."
Agt N: "c'est vrai que les proches des victimes ne nous ont pas apporté grande aide... Il faut dorénavant exploiter d'autres pistes..."
R: "je pense que des équipes de plusieurs agents doivent ratisser la ville quartier par quartier dans le but de trouver le lieu où les femmes sont retenues. Le fait que toutes les victimes furent 'enlevées' à Atlantic City suggèrent que la ville a une importance pour le ravisseur, il me semble qu'il s'y trouve avec ces femmes."
Agt N: "ça va prendre un temps fou, mais je pense que c'est la seule solution, pour le moment..."
Le silence s'installe à la table, les agents réfléchissaient en savourant leur repas. Le téléphone de Scully retentit dans le restaurant. Elle finit sa dernière carotte nature avant de répondre.
s: "allo oui?......ah maman, bonsoir.........oui, ne quitte pas......"
Elle quitta la pièce pour s'isoler au calme à l'extérieur du bâtiment.
Doggett et Mulder de leur côté, se mirent en tête de s'affronter sur les plateformes multicolores de ce qui semblait être un nouveau jeu d'arcade: "Super Smash Bros".
Pendant ce combat au sommet, les agents Reyes et Nash partageaient un banana split et discutaient à nouveau de leurs années universitaires. Doggett les observait du coin de l'oeil, ce qui lui couta un "perfect". Mulder avait profité de cette légère inattention pour abattre Kirby Doggett d'un coup d'épée 'triforce' super méga puissant. Mais lorsque la machine mentionna "insert coins", il n'eut pas le courage de remettre son titre de vainqueur en jeu, et invita Doggett à prendre un verre au bar.
M: "vous avez l'air préoccupé mon cher John"
D: "oh non, c'est juste que je n'ai aucun atome crochu avec ce Nash. Je le trouve arrogant."
M: "Ah! vous me rassurez... Je croyais que c'était le fait qu'il drague l'agent Reyes qui vous tourmentait..."
Le regard indiscret de Mulder gêna Doggett qui réfuta en bloc ses propos.
D: "ça n'est pas le cas! je vous répète que je n'ai pas confiance en Nash. C'est tout! et je ne poursuivrai pas cette discussion sur Monica avec vous!"
Ils trinquèrent et vidèrent leur verre de vodka d'un seul trait. Ils rejoignèrent la table pour souhaiter à chacun une bonne nuit. Scully était revenue pour faire de même. Mulder et Doggett partageaient la même chambre (meublée de 2 lits jumeaux) et Monica et Dana avaient loué la chambre d'à côté. L'agent Nash insista pour inviter Reyes à rester encore un moment afin de danser.
R: "d'accord, je n'ai pas vraiment sommeil de toute façon! mais vous me guidez, ça fait une éternité que je n'ai pas foulé une piste de danse!"
Agt N: "C'est parti!"
R: "je ne rentre pas tard Dana, je tacherai de ne pas vous réveiller."
S: "je suis tellement vannée que vous n'aurez certainement aucun mal à me laisser dormir! A demain!"
M: "amusez-vous bien, et attention aux tours de reins!"
Scully avait envoyé son coude dans les côtes de son partenaire. Il se défendit en chuchotant.
M: "mais je voulais parler de la danse Scully, c'est toi qui a les idées mal placées!"
Doggett se trouvait déjà près de la sortie, il avait l'air agacé. Il se retourna brièvement pour saluer les 2 agents.
D: "à demain"
Mulder, Scully et Doggett rejoignèrent leurs chambres respectives, laissant leurs collègues à leur twist endiablé.


MOTEL, LENDEMAIN 9:03 AM
Scully fut réveillée par Mulder qui frappait à la porte avec force depuis un moment. Elle ouvrit et Fox pénétra dans la pièce.
M: "bonjour, tu as bien dormi?"
S: "comme un bébé! ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé!"
M: "au fait hier je ne t'ai pas demandé comment allait William... c'était bien ta mère au téléphone?"
S: "oui. Tout va pour le mieux, sauf qu'elle a été réveillée toute la nuit... Je me demande si c'est pas les dents..."
M: "Déjà les dents? mais à ce train là dans 6 mois c'est le premier vélo, et dans 3 ans l'acnée!"
Scully ne put s'empêcher de rire, mais rassura Mulder.
S: "Mulder, certains enfants ont leurs premières dents très tôt, comme d'autres peuvent parler tard, les acquisitions psychomotrices n'ont pas un ordre bien établi et diffèrent selon les enfants! Tout va bien, tout est normal."
M: "bon, ben ça me rassure! Je voyais déjà William Mulder 2ème du nom me taper sur l'épaule en disant: 'tu as fait ton temps aux affaires non classées papa, c'est à moi maitenant de m'occuper de tout ça!'... Tu imagines la scène?"
S: "assez mal, et d'ici là, peut-être qu'il n'y aura plus de mystères nécessitant une enquête dans ce bon vieu monde!"
M "si tu veux mon avis, il y aura toujours des mystères à résoudre... Tiens, d'ailleurs, où est l'agent Reyes?"
Scully se retourna pour découvrir le lit de Monica encore fait.
S: "elle est peut-être partie très tôt ce matin. En tout cas, je n'ai rien entendu."
M: "ou peut-être qu'elle a gagné le concours de danse et qu'elle est partie en tournée avec son séduisant partenaire..."
S: "arrête Mulder, c'est pas marrant, il faut savoir où elle est... Tiens regarde, elle a laissé un mot sur la table de chevet..."
Mulder prit le morceau de papier plié en 4 et le parcourut . Il ne termina pas sa lecture, laissa tomber le mot sur le lit et se précipita dans la chambre d'à côté pour prévenir John. Scully comprit en découvrant le mot à son tour. Le même mot qu'ils avaient retrouvé chez les jeunes femmes disparues...



PARTIE II
Les 3 agents se dirigèrent en vitesse vers le bureau régional pour s'assurer de la présence de l'agent Nash. Doggett avait pris les devants et d'un pas pressé monta l'escalier menant au bureau de Nash. Il était parcourut de sentiments très différents. Inquiet et fou de rage en même temps, il ouvrit violemment la porte du bureau et attrapa Nash par le col de la chemise. Il le secoua vigoureusement avant de la plaquer contre le mur de la pièce.
D: "où est Monica??? C'est vous qui l'avez vu en dernier hier soir!!! Parlez!"
S: "Agent Doggett, lâchez-le, laissez le nous expliquer! et calmez-vous!"
Mulder tentait de les séparer.
Agt N: "Mais qu'est ce que c'est que ce bordel??? Lachez-moi! qu'est-ce que vous me racontez???"
Doggett finit par se calmer et reprit son souffle. Il renversa Nash brutalement sur son fauteuil et entrepris ce qui ressemblait plus à un interrogatoire qu'à un questionnaire de complaisance.
D: "Monica Reyes a disparut. Nous avons retrouvé le même mot que pour les autres femmes. Et vous l'avez vu en dernier! Expliquez moi ça!"
Agt N: "Je n'aime pas votre ton accusateur John!"
D: "je prends le ton que je veux! Répondez à ma question!"
M: "John, gardez-votre sang froid et laissez Nash s'exprimer."
Agt N: "Merci agent Mulder. Et bien, tout est simple: hier soir, vers 11:30 PM, j'ai raccompagné Monica à sa chambre. J'ai même attendu qu'elle ait vérouillé la porte pour pouvoir quitter le motel."
M: "vous n'avez rien vu de suspect?"
Agt N: "rien du tout! si ça avait été le cas, je ne serai pas rentré chez moi l'esprit tranquille! Nous avons dansé un moment, puis elle a voulu rentrer, elle était éreintée et souffrait d'un léger mal de tête. Alors on a quitté le snack, et le reste, je viens de vous le raconter."
D: "j'espère ne pas avoir à vous réinterroger Nash."
Agt N: "je suis autant surpris et inquiet que vous agent Doggett. Mais je n'ai rien à voir là-dedans, je vous assure!"
S: "loin de nous l'idée de vous accuser de quoi que ce soit agent Nash. La situation est grave. J'ai prévenu notre directeur adjoint Skinner. Il va nous envoyer des renforts pour entamer les recherches au plus vite."
Agt Nash: "j'aimerai me joindre à vous."
S: "il faut trouver une piste et être organisés; et votre aide est bien sur la bienvenue."
Doggett demeurait au fond de la pièce, la mine décomposée et le regard tourmenté.
M: "je propose que nous retournions au motel pour relever d'éventuels indices."


LIEU INCONNU 10:59 AM
Monica sentit le liquide frais sécouler sur son front. Elle reprit peu à peu connaissance. Elle voyait encore trouble et se sentait extrèmement fatiguée. Une terrible migraine la tiraillait et ses muscles engourdis et froids ne lui permettaient pas encore de se mouvoir à sa guise. Elle distinguait à peine les visages des personnes penchées sur son corps et qui semblaient prendre soin d'elle. Petit à petit, les sensations se firent plus précises. Elle sentait l'éponge humide sur son visage, les vêtements censés réchauffer ses jambes, les mains de femmes qui la soutenaient. Les voix devinrent audibles. Elle se décida à son tour à prendre la parole, tout en se relevant.
R: "où suis-je? et qui êtes vous?"
Dolores: "nous ne savons pas nous-même où nous nous trouvons...Nous sommes retenue par un inconnu..."
Monica reconnut certains visages figurant sur les photos que l'agent Nash leur avait montré.
R: "Oh mon dieu!... J'ai été enlevée..."
Dolores: "Vous a t-il touché?"
R: "Non, je ne pense pas avoir été maltraitée, je n'ai pas de plaies apparentes. Je ne saigne pas."
Monica touchait à présent son visage comme pour se rassurer de ne pas être blessée. Elle sentit un air frais sur sa nuque et fut parcourut d'un frisson.
R: "oh mon Dieu! Mes cheveux! il a coupé mes cheveux! Mais qu'est-ce qui lui a prit?"
Eryn: "on ne sait jamais ce qu'il a derrière la tête! il a coupé les cheveux de certaines d'entre nous, mais pas à d'autres. Il semble nous façonner à son goût. Il avait emmené Gilly hier soir et l'a relaché ce matin, très tôt, avec des habits tout neufs, après lui avoir arraché les siens et lui avoir brûlé les bras avec une cigarette..."
La jeune femme se mit à pleurer. Elle n'en pouvait plus. Seuls ses nerfs la faisait tenir à présent.
Dolores: "nous ne savons quoi faire. Nous sommes désespérées. On n'a plus rien mangé depuis hier après-midi. Il nous tient à sa mercie."
R: "comment êtes-vous arrivées ici? Vous avez des souvenirs?"
Dolores: "on en a parlé à maintes reprises toutes ensemble. On ne se souvient pas de grand chose en fait. Une subite migraine, puis la sensation de fatigue intense, puis le trou noir. Et le réveil ici..."
R: "j'ai ressenti exactement les mêmes signes. Il nous a contrôlé, c'est évident!"
Gilly: "qu'est-ce que vous voulez dire?"
R: "je suis agent du FBI, j'ai été appelé pour enquêter sur cette affaire. Et dans chacune de vos maisons, vous avez écrit un mot qui sous-entendait que vous étiez parties de votre plein gré. J'ai sans doute écrit le même..."
Une expression de surprise envahit le visage de chacune des femmes.
Gilly: "je n'ai aucun souvenir de ça!"
R: "je pense que c'est normal. Ce type a certainement une espèce de pouvoir de suggestion. Il nous a poussé à écrire ce mot et à venir de nous-même ici."
Dolores: "c'est effrayant! Et nos familles, elles doivent être mortes d'inquiétude!"
R: "c'est le cas, je ne vous le cache pas. D'autant plus que nous n'avions aucune piste de recherches..."
Gilly: "nous ne sommes pas plus avancées maintenant! Qu'allons nous faire? Si ce gars peut nous contrôler, nous ne pourrons jamais sortir d'ici!"
R: "calmez-vous, d'autres enquêteurs sont sur le dossiers. Ils sont très spécialisés. Et avec ma disparition, je pense qu'ils vont alerter un grand nombre d'agents pour les aider..."
Dolores: "espérons que vous disiez vrai... Et qu'ils fassent vite!"


MOTEL 11:37 AM
Deux douzaines de policiers du comté et presque autant d'agents du bureau se trouvaient sur place, tentant en vain de recueillir des indices. Scully avait interrogé le directeur du motel ainsi que les employés de maintenance dans l'espoir qu'ils aient vu ou entendu quelque chose. Doggett et Nash étaient dans la chambre avec les autres policiers. Mulder quant à lui relisait les pièces du dossier, comparait les mots, élaborait des hypothèses... Il appela Scully pour lui parler un instant.
M: "rien ne t'a interpelé dans le discours de Nash?"
S: "Mulder, tu ne le soupçonnes pas tout de même???"
M: "Non, voyons! je veux parler d'autre chose. Tu te souviens lorsqu'on a interrogé le mari de la 4ème victime?"
S: "Christopher, le mari d'Eryn Davis? Oui, et il ne nous a rien dit d'exceptionnel d'ailleurs."
M: "et bien il me semble qu'il a également parlé des maux de tête de sa femme..."
S: "Mulder, qu'est-ce que cette histoire de mal de tête vient faire là? Ca n'est qu'une coïncidence voyons! Tu imagines le nombre de personnes qui souffrent de migraine chaque jour dans le monde? Ils ne se font pas tous séquestrer par un malade!"
M: "Scully! une fois pour toutes laisse moi parler! Le fait est que 2 victimes ont souffert de migraine avant de quitter leur domicile où leur motel, sans affaires, sans prévenir... Je pense que c'est le ravisseur qui a contrôlé leur pouvoir de décision à ce moment là..."
Scully fit la moue et croisa les bras en attendant la suite qui promettait d'être encore plus farfelue.
M: "... et imagine une seconde que la force de ce contrôle, de cette emprise mentale exercée sur ces femmes entraîne une souffrance et une fatigue. Résultat: les femmes disent partir se reposer, elles s'éloignent, s'isolent, et peuvent ainsi disparaître sans attirer la moindre attention!"
S: "Mulder... Puis-je te rappeler qu'aucun autre témoignage ne va dans ton sens?"
M: "Mais c'est parce que personne n'a pensé à mentionner ça dans un interrogatoire bon sang!"
Mulder s'éloigna, sur de lui, monta dans la voiture et démarra en trombe, sous le si célèbre regard sceptique de Scully.


BUREAU REGIONAL NJ 12:02 AM
Mulder s'était retiré dans un petit bureau afin de téléphoner à toutes les familles des jeunes femmes et de leur demander s'ils s'étaient aperçus d'un quelconque mal de tête avant la disparition de leur proche. Et cette recherche n'avait pas été vaine puisque 6 familles sur 7 avaient répondu affirmativement. Michael Marsden était quant à lui absent au moment de la disparition et n'a pu fournir d'information sur le sujet.
Scully, Doggett et Nash rejoignèrent enfin Mulder.
S: "nous t'avons cherché partout! Pourquoi Diable as-tu quitté le motel si pricipitemment?"
M: "j'enquête! C'est bien le but non?"
Scully était exaspérée par l'attitude de son partenaire. Doggett s'en aperçut et prit donc la parole à son tour afin de calmer la situation.
D: "et vous avez découvert quelque chose d'intéressant?"
M: "j'ai bien une théorie, et elle semble de plus en plus crédible. J'aimerai que l'on rassemble tout le monde en salle de réunion, et je vous indiquerai alors comment procéder. Nous n'avons pas de temps à perdre. Je ne tiens pas à ce qu'on vienne nous annoncer un autre enlèvement..."
Son regard avait croisé celui de Scully et elle put se rendre compte que ces derniers mots lui étaient destinés. C'est vrai qu'elle était elle aussi une victime potentielle, les femmes étant choisies au hasard. Mais Scully demeurait sereine. Son inquiétude était essentiellement centrée sur la disparition de sa collègue. Et elle était au moins d'accord avec Mulder sur le fait qu'il fallait activer les recherches.
10 minutes plus tard, agents et policiers étaient installés autour d'une estrade où se trouvaient les agents spéciaux.
M: "comme vous le savez, l'agent Reyes a disparut ce matin et tout concorde pour dire qu'il s'agit d'un enlèvement similaire à celui des autres femmes. J'ai tracé le portrait psychologique du ravisseur. Selon moi il s'agit d'un homme de race blanche, âgé d'entre 25 et 40 ans. Il a cessé toute activité professionnelle ou travaille chez lui car il doit toujours avoir un oeil sur ses victimes et les garder près de lui. Nous savons que certaines d'entre elles ont été maltraitées, mais je ne pense pas qu'il puisse aller jusqu'au meurtre. Ces femmes représentent une sorte de fantasme de domination, et on ne domine qu'en menaçant, si on tue, l'empire s'effondre.
Les messages trouvés indiquent qu'il veut être perçu comme un sauveur, qu'il veut être vénéré par des femmes. Les photos indiquent qu'il veut nous montrer ses trophées, qu'il éprouve une immense fierté. Il affirme enfin qu' "il les lui faut toutes". Il n'est donc pas prêt de se résigner..."
L'auditoire est absorbé par les propos de Mulder et un silence religieux a envahit la pièce.
M: "... en ce qui concerne la façon dont ces femmes ont disparut, je pense qu'elles ont été guidées par l'esprit de cet homme, et ce jusqu'à son domicile. Ainsi, aucune preuve de son passage, à type de fibres, cheveu..., n'a été retrouvé sur les lieux des disparitions.
La conséquence de ce contrôle psychique est une manifestation somatique: les proches témoignent en majorité des maux de tête chez les jeunes femmes, douleurs précédant chaque enlèvement."
Le silence s'était peu à peu changé en brouhaha intense mêlant à la fois étonnement et cynisme de la part des agents.
D: "quoi qu'il en soit, nous devons trouver son lieu d'habitation... Vous proposez quelque chose Mulder?"
M: "listons d'abord tous les hommes de 25 à 40 ans, célibataires, vivant seuls dans une maison individuelle, et isolée. Ce type ne doit pas être dérangé et agir en tout quiétude. Ensuite, nous irons sur le terrain. Je vous remercie pour votre attention."
Un policier se fraya un chemin jusqu'a la petite estrade où se trouvait Mulder et lui remis une enveloppe. Mulder en sortit une photo. Une photo de Monica avec la si célèbre inscrption au dos 'une de plus mais il me les faut toutes'. Il en avertit l'assemblée et donna l'ordre immédiat d'agir.
Les agents et policiers se dispersèrent en maugréant.


LIEU INCONNU 2:17PM
Cela faisait déjà plus de 10 heures que Monica était détenue ici. Le sol de la cave était glacé et des nattes en osier étaient le seul confort de la pièce. Aucune des femmes n'avaient mangé, Ruben Morgan leur avait juste distribué des bols d'eau. Monica avait ainsi pu faire sa connaissance car elle n'avait pas vraiment vu son visage quand elle était arrivée dans la maison. Elle avait tenté de lui poser des questions, mais Ruben n'avait daigné répondre et avait quitté la pièce rapidement. Toutes les jeunes femmes dormaient, mais Monica ne parvenait à rester tranquille. Elle parcourait la pièce des yeux, en étudiait les moindres recoins, les trous dans le plafond et dans le bas des murs. Aucun n'aurait pu l'aider à s'échapper. Elle n'avait plus son portable bien entendu, c'eut été trop simple. De plus même si elle parvenait à partir d'ici, elle ne pouvait se résoudre à emmener ces femmes avec elles, elles étaient encore bien trop faibles. Mais d'un autre côté, les laisser là plus longtemps les auraient affolées, elles semblaient mettre beaucoup d'espoir sur la présence de Monica, et les abandonner temporairement aurait été très mal vécu. Peu importe de toute façon, il n'y a aucun moyen apparent de quitter cette maudite cave. Il fallait que ses collègues lui viennent en aide, sinon elle et toutes ces jeunes femmes étaient perdues. Triste sort, elle en venait à regretter de s'être levée hier matin, et ne comprenait pas comment elle avait pu suivre son ravisseur, ou du moins se laisser pénétrer psychiquement par lui, elle qui d'habitude ressent certaines choses, se base sur ses pressentiments, fait confiance à ses émotions. Elle n'avait rien pu faire et se sentait vraiment prisonnière.
Soudain, un frisson la parcourut, et elle entendit un bruit sourd derrière la porte. Puis la porte s'ouvrit sur l'homme insondable qu'était Ruben. Monica ne savait d'ailleurs pas dire si c'était l'apparence hideuse de l'homme ou le fait qu'il soit insondable qui l'effrayait le plus. Elle ne perdit pas son sang froid cependant. Ruben avançait, le regard fixé sur le coin de la cave où se tenait Monica recroquevillée.


SORTIE NORD ATLANTIC CITY, ROUTE 19, 3:11 PM
3 heures déjà que près d'une centaine de policiers et les agents spéciaux ratissaient le coin, selon les instructions de Mulder. Et pour l'instant, les domiciles visités ne semblaient être en aucun cas le lieu d'agissements répréhensibles. Mais les enquêteurs étaient motivés et patients, ils parviendraient à leur fin; ils espéraient seulement ne pas arriver trop tard. Soudain, les hommes qui accompagnaient Mulder et Scully sursautèrent. Une sonnerie de portable avait rompu le silence empreint de tension.
M: "chut!!! éteignez moi ce putain d'appareil!"
policier: "il semble que ce soit le votre agent Mulder!"
Mulder ne fit mine de rien et décrocha solennellement.
M:"Mulder"
D:"Fox, c'est John, je crois qu'on a une piste, une maison isolée, entourée d'un vieu grillage... Il semble y avoir une cave, y'a un soupirail caché par des mauvaises herbes. On frappe depuis cinq minutes, mais personne ne répond. On entend comme des bruits de pas cependant."
M: "Merci d'avoir prévenu, on arrive, indiquez-moi l'endroit"
D: " c'est à deux minutes de là où vous vous trouvez apparemment, l'un de mes équipiers distingue votre groupe avec les jumelles, levez la tête, nous sommes à la maison sur la colline au-dessus de vous. On vous attend avant d'agir."
D: "on arrive!" (à ses hommes) "suivez-moi"
Le groupe suivit Mulder vers la maison plus haute, on ne la distinguait pas de la route, des arbres feuillus la dissimulaient. Le chemin était rocailleux et Scully regrettait d'avoir mis des talons, malgré l'habitude, c'était toujours un problème, mais elle se disait toujours que des baskets ne vont pas avec un tailleur, et ca lui donnait une excuse à chaque fois. Elle aperçut Doggett qui venait à leur rencontre.
D: " C'est le domicile de Ruben Morgan, 26 ans, webmaster. Nous avons encerclé la maison, posté des hommes armés aux quatre coins de la propriété. Un bélier va nous aider à ouvrir, mais nous craignons que cet homme prenne Monica en otage, elle lui est utile, et on ne pourra rien faire si c'est le cas."
M: "vous avez bien fait d'attendre que l'on soit en grand nombre pour agir, il ne faut pas faire de bruit ou attirer son attention avant qu'on connaisse parfaitement les pièces de la maison et qu'on commence l'opération. Quelqu'un a un plan?"
S: "il semble qu'on l'ait envoyé sur le pc portable de l'agent Nash, regarde Mulder."
Mulder ainsi que plusieurs hommes s'attroupèrent autour de l'ordinateur afin d'étudier la plan de la maison. Une entrée étroite, plusieurs couloirs, un étage, une cave, un grenier. Chacun décida de la pièce à explorer et de la progression des policiers une fois l'entrée franchie. Il fallait être prudent, rien ne disait si cet homme était armé ou non.
M: "sait on quelque chose sur cet homme? a t-il un passé judiciaire? une famille?"
D: "je viens de recevoir un appel du bureau régional, aucun antécédent significatif, mais il a été traité pour troubles autistiques dans un centre psychiatrique infanto-juvénile de 6 à 12 ans, puis il a été en centre de réinsertion où il a étudié l'informatique, c 'est apparemment la seule chose pour laquelle il était doué. Il reçoit des visites bi-annuelles d'éducateurs spécialisés et est sensé aller passer des visites une fois par trimestre dans un centre spécialisé de la région."
M: "ça ne nous avance pas vraiment, mais ça signifie au moins qu'il faut être très prudent avant de l'appréhender du fait de ses antécédents psychologiques."
S: "Mulder, il va falloir y aller, on ne peut pas attendre indéfiniment, il peut leur faire du mal!"


RESIDENCE DE RUBEN MORGAN 4:02 PM
Ruben saisit Monica par le bras tout en la menaçant d'une lame de rasoir affutée afin qu'elle ne daigne émettre un son ou se débattre. Les jeunes femmes étaient toujours plongées dans leur sommeil, avachies les unes contre les autres sur les nattes, telles des chatons fragiles qui tentent de se réchauffer. La main de Ruben était plaquée sur la bouche de Monica tandis qu'il l'emmenait vers l'extérieur de la cave, qu'il referma doucement. L'odeur de renfermé qui flottait dans la cave envahissait en réalité toute la maison. Elle était très sale, pas entretenue le moins du monde, la poussière se soulevait au moindre pas, les murs grisâtres paraissaient tomber en ruine, et des cafards se faufilaient entre les fissures. Un endroit insalubre comme elle n'en avait jamais vu de tels. Monica fermaient les yeux devant un tel spectacle, angoissée d'autant plus qu'elle ne savait quel horizon se profilait devant elle. Un escalier à présent, elle tentait de gravir les marches, difficilement du fait de l'emprise du ravisseur, ils parvinrent tous deux dans une pièce légèrement plus lumineuse, probablement la salle de sélour. Une vieille table, quelques chaises et un canapé qui comptait plus de ressorts que de coussins étaient les seuls meubles. Ruben saisit une chaise et y assit et attacha Monica qui, toujours sous la menace de l'arme blanche ne pouvait se résoudre à faire un geste brusque ou même à parler. Ce n'était pas l'envie qui lui en manquait malgré tout, elle voulait attirer par n'importe quel moyen l'extérieur, elle savait que si ses équipiers étaient à sa recherche, il fallait qu'elle se manifeste, autrement la tache leur serait plus hardue. Mais elle n'avait pas d'autre choix que de garder le silence. Une vague de peur l'envahit. Elle ne savait pas où elle se trouvait, elle ne parvenait qu'à entrevoir de hauts arbres par la lucarne sale sur le mur du sejour; qu'allait-il lui faire subir... elle n'en avait pas la moindre idée, elle était dans l'expectative la plus totale, ce qui commençait à la rendre très nerveuse et donc vulnérable, puisque malgré son envie de se rebeller, elle était immobilisée.
Ruben romput le silence.
R: "alors ma douce, que vois-je dans tes yeux, une lueur de peur, une larme dissimulée, serais-tu nerveuse? Tu ne sais pourtant rien de ce qui t'attend... Tu es si belle, maintenant que tes cheveux sont plus courts, ton visage est éclairé, tes yeux malicieux sont soulignés... Tu es magnifique."
Monica s'apprétait à répondre quand Ruben lui mit le doigt sur la bouche.
R: "chut... ma douce, je n'ai pas finit de parler, et d'ailleurs, tu ne parles pas, c'est moi qui tire les ficelles, c'est moi qui fait ce que je veux de toi, et non le contraire...Ca ne marche pas comme ça ici, je suis le maitre des cérémonies."
La larme que Monica retenait depuis trop longtemps finit par venir mourir à la commissure de ses lèvres. Elle ne voulait pas qu'il la voit pleurer, mais c'était trop tard à présent, il la sentait vulnérable, et il devait en éprouver du plaisir... Monica était affectée par cette pensée. Elle rentrait involontairement dans son jeu en devenant sa victime. Soudain, sans qu'elle ne le vit venir, Ruben lui attrapa le visage de ses deux mains puissantes et l'embrassa vigoureusement. Monica tenta de reculer son visage de toutes se forces mais ne put l'en empêcher. Elle cracha avec dégout sur l'homme qui en retour la gifla d'un revers. La douleur fut intense, et la joue droite de Monica rougit instantanément. Elle laissa échapper un cri qui résonna dans la piéce.

DEHORS
D: "allons-y!!!!!!!"
Une dizaine d'hommes armés et les 4 agents se précipitèrent vers la porte d'entrée qu'ils défoncèrent dans un vacarme tonitruant. Ils se déployèrent dans le vestibule et entamèrent leur progression dans la maison.
M: "je veux 5 agents à l'étage!"
Un groupe de policier désigné obéit aux ordres tandis que le reste de la troupe se pressait vers le fon de la pièce où un long couloir leur faisait face. Doggett et Mulder suivis de Scully et Nash menaient les opérations. Ils ouvrirent une porte tout en se couvrant mutuellement et découvrirent ce qui semblaient être le séjour. Une chaise au milieu de la pièce, des liens tranchés à ses pieds, et quelques gouttes de sang jonchant le sol, telle fut la scène qu'ils découvrirent. Mais pas âme qui vive.
S: "ils se sont probablement retranchés dans la cave, ils n'ont pas pu partir, toute la maison est cernée"
A ces mots, les agents se dirigèrent vers un escalier vétuste prêt à s'effondrer sous leur poids.
Soudain, ils s'immobilisèrent. Quelqu'un parlait derrière cette porte en bois qui menait à la cave.
Ruben: "si vous faites un pas de plus ou que vous passez cette porte, je les tue!!! elles sont à moi, de quel droit osez-vous pénétrer ma propriété de la sorte??? Foutez le camp!!!
Les jeunes femmes s'étaient réveillées en sursaut avec le bruit fracassant de l'entrée des agents. Elles criaient à n'en plus pouvoir, ce qui rendait difficile tout dialogue entre le forcené et les agents. Ces derniers se regardaient les uns les autres, tachaient de trouver l'idée qui allait permettre d'entamer des négociations, ceci sans prendre le risque de faire tuer quelqu'un.
Doggett se pencha sur Mulder et murmura à son oreille.
D: "le soupirail!"
Puis il fit le chemin à l'envers, tachant d'être silencieux et rapide en même temps. Une fois à l'entrée de la maison, il appela de la main un homme armé et lui fit signe de le suivre en silence. Ils s'agenouilla près du soupirail, et l'homme armé prit place devant la petite vitre, attentif à ne pas cacher totalement la lumière, de sorte que le ravisseur ne fut pas alarmé de leur présence à l'extérieur. Il prit position, et John lui intima l'ordre de tirer dès qu'il aurait assez de précision, sans bien sur mettre en danger un éventuel otage dont se serait emparé Ruben.

A L'INTERIEUR
Ruben était parvenu en usant de menaces ignobles à rétablir le silence dans la petite cave. Il lui était facile de faire pression sur les jeunes femmes tant elles étaient affaiblies. Il les avaient regroupées dans le coin de la pièce, dans la pénombre, son rasoir ensanglanté à la main, qui le rendait encore plus effrayant. Il avait blessé Monica à la cheville en lui retirant les cordes qui la maintenaient assise sur la chaise l'instant plus tôt. Rien de grave, mais les jeunes femmes étaient complètement affolées. Une voix se fit entendre à l'extérieur de la cave.
S: "est-ce que tout va bien? Ruben Morgan, nous sommes des agents fédéraux, la maison est complètement encerclée, vous n'avez donc aucun moyen d'échapper à nos hommes. Laissez sortir les femmes que vous détenez et il ne vous sera fait aucun mal"
Ruben: "ta gueule!!!!!!!! je fais ce que je veux! je suis chez moi, et toutes ces femmes sont à moi, elles sont venues de leur plein gré, je ne suis jamais allé les chercher, vous devez savoir ça!"
M: "en effet Mr Morgan, nous savons que vous ne les avez pas enlevé physiquement. En revanche, vous les avez poussé à venir vers vous, vous avez cette force en vous, et vous le savez!"
Ruben: "je ne sais pas de quoi vous parlez, ces femmes sont venues parce qu'elles voulaient changer de vie, elles voulaient que je les guide, elles voulaient être soumises, et m'obéir. C'est comme ça que je m'occupe d'elles."
Ruben s'était mis à pleurer, ce qui ne lui ressemblait pas, les femmes s'étaient peu à peu calmées et parvenaient à garder leur calme. Monica décida à son tour de parler.
R: Ecoutez moi monsieur, nous vous avons appartenu comme vous l'avez dit, et il est vrai que nous sommes venues par nos propres moyens; si vous vous rendez, il n'y aura pas de charges importantes retenues contre vous, alors que si vous nous faites du mal, vous ne vous le pardonnerez pas, et nous serons mortes par votre faute. C'est ce que vous voulez, après tout ce temps où vous avez veillé sur nous? nous voir mourir?"
Ruben avait le regard dans le vide, rempli de larmes, il gémissait de tristesse et de désarroi, ne savait plus où il en était, ne savait plus qui écouter... sa conscience, ou la douce jeune femme à qui il avait coupé les cheveux pour l'embellir quelques heures auparavant, et qui était si belle, qui était à lui. Il s'avança dans la lumière de la cave, s'agenouilla pour réfléchir, touchant, comme un enfant bouleversé, trop immature pour faire des choix mais tiraillé entre sa propre personnalité et le monde extérieur. Puis, d'un mouvement brusque il se releva, prêt à parler, quand une détonation se fit entendre, un bruit de bris de verre et Ruben s'effondra sur le sol poussiéreux et dur de la cave, un filet de sang s'écoulant de sa bouche. L'instant suivant, Mulder défonça la porte de la cave et pénétra dans la pièce, suivit de Scully, Nash et de quelques policiers. Tous furent accueillis avec soulagement de la part des femmes, entre larmes de bonheur et pleurs nerveux. Monica manque de tomber mais Scully et Nash la soutiennent. Elle est complètement soufflée par la situation, et son regard ne peut quitter le corps inanimé de Ruben qui jonche le sol. Elle qui souhaitait sa mort quelques minutes plus tôt semblait à présent frustrée de ne pas savoir ce qu'il était sur le point de dire avant que la balle ne l'atteigne. Peut-être voulait il se rendre, peut-être ne se rendait-il pas compte du malheur qu'il infligeait autour de lui. Elle ne le saura jamais, il emporte l'explication avec lui.
John arrive en vitesse dans la pièce pour retrouver Monica, qui s'effondre à son tour dans ses bras, la pression psychologique était bien trop intense pour qu'elle la garde en elle. Et l'épaule réconfortante d'un ami est ce dont elle a particulièrement besoin maintenant.
D: "sortons d'ici"


HOPITAL MEMORIAL ATLANTIC CITY, 3 jours plus tard.
Monica prépare ses affaires en attendant ses collègues. Ils repartent dès aujourd'hui pour Washington. Le médecin la laisse quitter l'hôpital, car elle a accepté de suivre quelques séances de psychothérapie, le traumatisme qu'elle a subit étant assez important et destabilisant.
On frappe à la porte.
R: "entrez!"
M: "bonjour agent Reyes! comment allez-vous, vous avez bonne mine en tout cas!"
R: "agent Mulder? vous êtes seul? je vais bien mieux merci, j'ai fait quelques cauchemars où j'ai revu des scènes de ma détention, mais je supporte."
M: "je suis passée un peu en avance afin de vous apprendre les dernières nouvelles, on vient de clore l'enquête"
R: "c'est gentil à vous, je vous écoute"
M: "toutes les jeunes femmes sont sorties de l'hôpital avec un soutien psychologique et un suivi de quelques mois, tout comme vous; leurs familles étaient bien entendu soulagées de leur retour, tout est rentré dans l'ordre. En ce qui concerne Ruben Morgan, il semble bien qu'il avait affaire à la justice pour la première fois. Selon moi, son pouvoir de suggestion s'est manifesté à lui il n'y a que quelques temps."
R: "et comment expliquez-vous ça?"
M: "et bien son pouvoir lui permettait de réaliser ses fantasmes."
R: "jusque là je suis d'accord"
M " et nous avons appris qu'il avait un passé psychiatrique, c'était un enfant autiste, ses parents l'ont abandonnés à l'âge de 5 ans, il a vécu en institution jusqu'à une certaine forme d'autonomie qui lui a permis de se détacher progressivement de l'institution et de vivre seul.
Les autistes vivent dans un monde intérieur, et ont de nombreux retard concernant tous les domaines de développement. Et bien je pense que sa capacité à rêver, son imagination et ses perceptions oniriques ne se sont développées que tardivement, il y a un an tout au plus. Ce qui expliqueraient que son pouvoir se soit développé au même moment. Quelqu'un qui n'a jamais rêvé, ou fantasmé ne peut avoir de contrôle sur ses fantasmes...Le stade de développement des rêves se fait dans la petite enfance, mais pour Ruben, ce fut bien plus tard."
R: "... le fantasme de Ruben étant de posséder des femmes. Dès qu'il rêvait d'une de ces femmes, il avait le pouvoir de la ramener vers lui, afin de réaliser ses fantasmes avec elle. C'est réellement surprenant."
D: "et surtout totalement improuvable!!"
Doggett et Scully avaient surpris la fin de la conversation, ils venaient chercher leurs partenaires, direction Washington.

FIN

 About Us  Contact Us  Terms and Conditions  Privacy Policy
© 2018 tvore.com